Sur les colonnes du journal économique français Les Echos, Michel de Grandi a publié un article dans lequel il s’est exercé à effectuer une comparaison entre la Tunisie et le Maroc en termes de perspectives économiques. En effet, le Maroc affiche des projections de croissance plus avantageuses en comparaison à la Tunisie, ainsi qu’il assure une meilleure gestion de la transition politique depuis le printemps arabe.
En fait, le Maroc a fait valider sa nouvelle Constitution par référendum au mois de juillet 2011 tout en lançant des réformes comme celle de la caisse de compensation. Or, la Tunisie continue à ramer pour trouver un consensus concernant sa nouvelle loi fondamentale, ce qui conduit à une nouvelle année de transition, celle de 2013.
Abstraction faite des points communs que partagent les deux économies, comme les flux touristiques composés à hauteur de 80% d’Européens, le Maroc a subi de moindres dégâts à la suite de la crise de la zone euro puisqu’il accueille traditionnellement une clientèle de luxe.
Par ailleurs, un analyste de Fitch Ratings, Arnaud Louis, estime que le Maroc devrait enregistrer un taux de croissance d’au moins 4% au titre de 2013, alors que la Tunisie ne fera pas mieux que 2 à 3%. Fitch Ratings a revu à la baisse la note sur la Tunisie tout comme sur le Maroc sauf que celle de la Tunisie est assortie d’une « perspective négative » alors que celle du Maroc bénéficie d’une « perspective stable ».










