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Tunisie – Amnesty international dénonce la traduction en justice de deux jeunes activistes pour des graffitis (MAJ)

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    Deux jeunes activistes, Oussama Bouajila, 25 ans, et Chahine Berrich, 23 ans, qui appartiennent à un groupe d’art urbain "Zwewla" (Les pauvres), doivent recomparaître, ce mercredi 23 janvier 2013, devant la justice pour diffusion de fausses informations portant atteinte à l’ordre public via des graffiti, un délit passible de cinq ans de prison, a indiqué, mardi, Amnesty international, qui dénonce «une atteinte à la liberté d’expression».

    «Poursuivis pour leurs graffitis, ces deux activistes ne doivent pas être emprisonnés pour avoir exercé leur liberté d’expression», a estimé l’ONG dans un communiqué rendu public sur son site web.
    Oussama Bouajila, 25 ans, et Chahine Berrich, 23 ans, qui appartiennent à un groupe d’art urbain "Zwewla" (Les pauvres), sont poursuivis depuis novembre pour avoir propagé de fausses informations portant atteinte à l’ordre public, défié l’état d’urgence et détérioré un bâtiment public.
    «L’état d’urgence ne doit pas être utilisé comme une couverture pour justifier la restriction arbitraire de la liberté d’expression», a relevé Amnesty.
    Le tribunal de première instance de Gabès avait décidé, le 5 décembre dernier, le report l’affaire du groupe "Zwewla" au 23 janvier 2013.
    Oussama et Chahine avaient été arrêtés, en novembre dernier, à Gabès, alors qu’ils étaient en train de peindre des graffitis de soutien aux pauvres et aux catégories marginalisées sur les murs de la ville.

    Mise à jour : le Tribunal de première instance de Gabès a décidé le report l’affaire du groupe "Zwewla" au 27 mars prochain.

    TAP

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