Invité de Samir El Wafi dans son émission « Essaraha Raha », Aziz Krichen, conseiller politique auprès du président de la République, s’est exprimé sur la polémique suscitée par le remaniement ministériel.
Sans cacher son inquiétude quant à l’avenir du pays, le conseiller auprès du président de la République a ajouté : « Le parti Ennahdha va essayer de trouver un remplaçant à Hamadi Jebali et tout autre parti sera exclu de ce poste. Une nouvelle image qui ne fera que rétrograder la Tunisie et nuire à la politique du pays ».
Et d’expliquer que : « Le problème ne réside pas dans le remaniement ministériel en soi, a-t-il affirmé, mais que, dans une période transitionnelle, ce soit à la Troïka de former le nouveau gouvernement, malgré sa faible expérience politique et les nombreuses lacunes rencontrées ».
Et d’ajouter : « Pour sauver le pays, plusieurs solutions ont été proposées. En l’occurrence, la révision du planning politique de la troïka et ainsi que du calendrier définissant la durée de la gouvernance. Ces enjeux nécessitent une nouvelle composition politique, afin de réaliser ces objectifs. Une situation conflictuelle en l’absence d’une union suffisante entre les partis politiques ».
M. Krichen a réaffirmé que : « Ce remaniement se veut une occasion pour établir une plateforme d’entente et s’ouvrir sur d’autres courants de l’opposition à l’ANC et devra également toucher les ministères clés, chose qui n’a pas plu à Ennahdha ».
Au cœur de cette controverse, le parti Ettakatol et le CPR ont proposé une révision radicale du gouvernement, proposition d’abord déclinée par Ennahdha, qui a, par la suite, émis la possibilité de concessions concernant les ministères des Affaires Etrangères, de la Justice et de l’Intérieur.










