Lors des débats du parlement belge, un député de l’opposition est revenu sur l’assassinat de Chokri Belaïd et de la dégringolade de la Tunisie dans l’instabilité et l’insécurité.
Ce député s’est interrogé sur la partie ou organisme qui serait derrière cet assassinat. Il a expliqué qu’il s’agissait d’un fervent militant pour les libertés ensuite devenu un des opposants les plus redoutables du parti islamiste au pouvoir, Ennahdha, qu’il a qualifié de parti "financé par le Qatar, l’actuel meilleur ami de l’Occident". Ce député belge a ajouté qu’Ennahdha serait "volontairement en train de créer l’instabilité en Tunisie" et que l’Occident, en soutenant ce parti islamiste, ne se soucie que de défendre "ses intérêts occultes". Il a ainsi dénoncé une déstabilisation délibérée des pays du printemps arabe, commanditée par les pays occidentaux.
Le ministre belge visé par ces accusations a pris la parole pour dénoncer la violence et saluer, entre autres les déclarations du leader d’Ennahdha Rached Ghannouchi, qui appellent les Tunisiens "à s’unir et à être vigilants contre la violence".
"Hypocrisie et Blabla!", a riposté le député de l’opposition belge ayant repris la parole, avant d’ajouter: "Comment expliquer qu’Ennahdha, un parti si peu signifiant au départ qui n’avait même pas participé à la révolution, devienne aussi puissant, si ce n’est grâce au financement du Qatar et la communauté internationale!".
Il a conclu : pour paraphraser le fameux slogan de la révolution "Ben Ali Dégage!", je dis: "Barack, Benyamin, François et les autres, dégagez, les Tunisiens n’ont pas besoin de vous!".










