L’agence de notation Standard and Poor’s a rabaissé aujourd’hui 19 février 2013, d’un cran la note souveraine de la Tunisie à "BB-" contre "BB", assortie d’une perspective négative en raison de la crise politique qui secoue le pays.
"Nous estimons que les tensions politiques ont fortement augmenté les risques pour la transition démocratique en Tunisie", explique l’agence dans un communiqué mardi, a rapporté l’AFP.
"La perspective est négative, reflétant le risque de voir la situation politique se détériorer davantage", ajoute t-elle.
Selon S&P, il y a un "risque que la situation politique se dégrade encore dans un contexte de dégradation des perspectives économiques, extérieures et budgétaires".
La note souveraine de la Tunisie est placée sous perspective négative. L’agence a, par ailleurs, maintenu inchangée à "B" la note à court terme du pays.
Cette baisse de la notation s’explique selon l’agence par les tensions politiques accentuées notamment par l’assassinat de l’opposant militant Chokri Belaïd. La crise gouvernementale, avec le doute sur le sort du remaniement ministériel, est également de nature à augmenter l’instabilité et agit également sur l’appréciation de l’agence de notation internationale.
Rappelons par ailleurs que SP avait déjà abaissé en mai 2012 la note de la dette à long terme du pays de deux crans, à "BB", reléguant ainsi le pays dans la catégorie des emprunteurs spéculatifs.










