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Tunisie – La Chambre syndicale des grandes surfaces proteste contre le traitement privilégié des investisseurs étrangers

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    La Chambre syndicale des grandes surfaces, réunie le 10 avril 2013, a exprimé son étonnement à propos des informations rapportées par les différents médias, relatives à l’intention du gouvernement d’autoriser la réalisation par un investisseur turc d’un complexe commercial gigantesque dans la région de La Goulette ou les Berges du Lac.
    Elle a appelé, dans un communiqué publié jeudi 11 avril 2013, l’administration à réviser sa position et à renoncer à accorder un traitement privilégié à un opérateur étranger au détriment des investisseurs nationaux, pour un projet qui n’apporte strictement rien de plus à notre économie nationale.

    En effet, la Chambre syndicale des grandes surfaces considère que si cette autorisation est accordée, cela constituera un traitement privilégié d’un investisseur étranger au détriment des investissements nationaux et que cette discrimination est totalement intolérable pour ces derniers, qui dans leur pays peuvent prétendre de la part de leur gouvernement sinon à un traitement prioritaire, au moins à un traitement équivalent aux investisseurs étrangers, surtout si ces derniers, comme c’est le cas du projet envisagé, n’apportent strictement rien de plus pour l’économie nationale.
    Elle a tenu à rappeler que les investisseurs nationaux ont prouvé que sur le plan qualitatif ils sont capables de réaliser des projets du niveau des standards européens, tant au niveau de la conception architecturale, des agencements, de la qualité et de la diversité de l’offre que du service. Affirmant de ce fait, et sans aucune hésitation, qu’un investisseur étranger n’aura strictement aucun apport supplémentaire sur aucun des aspects précédents ni sur celui de la création d’emplois.
    Elle attribue la faiblesse du nombre de projets réalisés par les investisseurs nationaux au blocage de l’administration, depuis de nombreuses années, et ceci malgré la présentation de nombreuses demandes de réalisation de projets par des investisseurs nationaux. Les tergiversations de l’administration, et les barrières chaque jour plus nombreuses imposées par les nombreux textes réglementaires publiés sur le secteur ont abouti à une paralysie totale de son développement et à un taux de réalisation ridiculement bas par rapport aux objectifs fixés par les études stratégiques sectorielles initiées et approuvées par l’Administration.

    La chambre note que l’enveloppe des investissements proposés et restés sans réponse est supérieure au montant de l’investissement proposé par l’investisseur étranger et ces demandes concernent les grandes agglomérations ainsi que les villes moyennes de l’intérieur du pays. A ce jour, aucune demande n’a reçu de réponse ni positive ni négative.
    Elle est interrogée, également, sur les motivations de l’ouverture soudaine de l’investissement dans le secteur à un investisseur privé étranger face au blocage systématique et prolongé qu’ils subissent. Pour eux, l’introduction d’investisseurs étrangers n’apportera pas de valeur ajouté par rapport aux nationaux ni au niveau de l’adoption de nouvelle technologie, ni au niveau de la création d’emplois

    D’après communiqué

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