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Zied El Héni: Comme sous Ben Ali, l’appareil judiciaire devient un moyen de répression (audio)

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    Le journaliste Zied El Héni a affirmé, ce mardi 10 septembre, sur Shems Fm, ignorer les raisons de sa convocation pour le vendredi 13 septembre à la direction de la sûreté publique de Carthage Byrsa.

    Le journaliste a écarté l’hypothèse que cette convocation soit en relation avec ses déclarations sur l’infiltration de l’institution sécuritaire parce qu’il a déjà été auditionné à ce sujet, mais le juge d’instruction l’a laissé libre puisque l’enquête n’est pas encore terminée.

    Zied El Héni a, par ailleurs, ajouté "que le secrétaire général du syndicat des agents de la sûreté à l’aéroport de Tunis-Carthage, Issam Dardouri, le président de la Ligue Tunisienne pour les Droits de l’Homme, Abdessattar Ben Moussa ainsi qu’un ensemble "de grands avocats" sont en train de constituer un rapport complet sur l’infiltration de l’institution sécuritaire". Puis d’ajouter " : un rapport, commandé par le ministre Lotfi Ben Jeddou, qui sera ensuite remis à la justice et qui prouvera la véracité de ce que j’ai dit à ce sujet".

    Revenant sur sa convocation de vendredi prochain, Zied El Héni a affirmé qu’elle "pose plusieurs interrogations notamment au niveau légal puisqu’ils m’ont demandé de me présenter vendredi prochain devant le juge d’instruction, mais sans spécifier la raison de cette convocation, d’ailleurs je l’ai publiée pour que tout le monde voit qu’elle n’est pas légale".

    Le journaliste s’est également dit surpris par le fait qu’il soit convoqué en tant qu’accusé et non pas en tant que simple suspect "dans la convocation que j’ai reçu avant l’ouverture de l’instruction et avant même que je ne sois accusé j’ai été convoqué en tant que tel".

    Puis de conclure "vendredi matin je serai au rendez vous, mais je ne vous cache pas que je suis un peu inquiet quant à l’indépendance de la justice et au retour de l’utilisation de l’appareil judiciaire comme moyen de répression, tel que c’était le cas sous l’ancien régime de Ben Ali ".

    I.C

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