Intervenant lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale, le 19 septembre, le député Tahar Hmila revient sur le dossier sécuritaire ainsi que sur le document mettant en garde contre l’assassinat de Mohamed Brahmi.
Indigné contre l’absence de mesures prises au sein du ministère face aux retombées d’une telle affaire, il affirme : « Je veux bien croire que Ali Laârayedh n’avait pas connaissance de l’existence de ce document avant les faits, mais une fois mis au courant, c’est tout le ministère de l’Intérieur qu’il aurait dû limoger ». « Etant donné la gravité des événements, tous ces responsables devront être jugés pour haute trahison », déclare-t-il tout en ajoutant que le ministère de l’Intérieur n’est pas sain vu que « ceux qui accomplissent leur travail sont soit sanctionnés soit mis à la porte ». Il n’hésitera pas non plus à aborder le sujet de l’indépendance de la justice accusant « Noureddine Bhiri d’exercer des pressions sur les magistrats et de les terroriser ».
Lors de son intervention, Tahar Hmila a également dénoncé le fait que « le gouverneur de la ville de Sousse est encore en poste aujourd’hui bien qu’il soit connu comme étant corrompu et qu’il a pour mission aujourd’hui de détruire la ville ». Tahar Hmila s’est emporté en tenant ses propos et s’est vu couper la parole par Meherzia Laâbidi qui lui a demandé de conclure. Il rétorque en se proclamant « président du plus grand bloc à l’ANC, celui du peuple » et affirme à l’adresse de la vice-présidente que, de ce fait, c’est lui qui l’a nommée présidente.










