La sécurité des frontières et la lutte contre le terrorisme ont été au cœur d’une rencontre entre les chefs des gouvernements tunisien Ali Laârayedh et libyen Ali Zeïdane, en visite expresse hier, mardi 8 octobre 2013, à Tunis, dans le cadre d’un périple maghrébin. M. Zeïdane était à la tête d’une délégation ministérielle libyenne composée des ministres de la Défense, des Affaires étrangères, de l’Economie et des Domaines de l’Etat.
D’autre part, des sources sécuritaires et militaires ont démenti, selon la TAP, l’acheminement de renforts à la frontière tuniso-libyenne, assurant que la situation est «normale et stable» et qu’elle «ne nécessite la mise en place de mesures exceptionnelles pour renforcer la présence militaire et sécuritaire ni aux frontières ni dans la ville de Ben Guerdane».
Pour sa part, le porte-parole du ministère de la Défense nationale, le Colonel-major Taoufik Rahmouni, a qualifié, dans une déclaration à la TAP, d’«exagérées» les rumeurs faisant état de la détérioration de la situation sécuritaire à la frontière tuniso-libyenne et d’«amplifiées et infondées» les informations de presse donnant à penser que de grands renforts seraient acheminés vers la frontière tuniso-libyenne, soulignant que le dispositif militaire tunisien dans le sud, qu’il s’agisse des garnisons ou du déploiement d’unités sur le terrain, «n’a pas beaucoup changé».
Le colonel-major Rahmouni admet que des postes de contrôle supplémentaires ont été mis en place du fait de la création et que des patrouilles conjointes (armée, garde nationale et douane) mises sur pied, suite à la déclaration des frontières sud du pays comme une zone militaire fermée, notant que la coordination entre les parties tunisienne et libyenne tout le long de la bande frontalière se poursuit normalement, y compris en termes d’échanges de renseignements sur les activités illicites.










