Rached Ghannouchi, leader du parti Ennahdha, a accordé une interview à l’agence de presse internationale britannique, Reuters.
Dans cette interview, il réitère que son parti ne se pliera qu’à la volonté du peule à travers les urnes lors d’élections qu’il espère le plus tôt possible. " De façon réaliste, nous parlons du printemps prochain", dit-il.
C’est uniquement à l’issue de ces élections et à la lumière de leurs résultats que les Islamistes cèderaient les rênes du pouvoir si le peuple en décide ainsi, affirme t-il.
Ce sont les partis de l’opposition qui font tout pour retarder les élections parce qu’ils ne sont pas encore prêts et cherchent à organiser leurs rangs, ce qui devrait prendre beaucoup de temps pour eux, ajoute M. Ghannouchi.
Par ailleurs, il s’adresse à cette opposition pour appeler ses membres élus à retourner à l’Assemblée nationale constituante afin de finaliser la Constitution et mettre sur pied l’Instance des élections.
Ainsi, le peuple tunisien décidera lors des élections « si le gouvernement a échoué ou pas", dit-il, rejetant l’idée évoquant un recul des mouvements islamistes qui ont été les grands bénéficiaires des premiers scrutins organisés dans le monde arabe après le "printemps".
"Nous enregistrons, peut-être, des reculs, mais la tendance générale est à la hausse", affirme Ghannouchi. Quant à l’éviction de l’ancien président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, le président d’Ennahdha n’y voit pas un revers de fond pour l’islam politique.










