Un sit-in de protestation a été décidé, par le Groupement professionnel des loueurs de véhicules (GPCV) relevant de la Conect, pour le vendredi 18 octobre 2013 à 10 heures, devant le ministère du Transport et à l’intérieur de l’aéroport de Tunis-Carthage.
Contacté par Business News, le président du GPCV, Oussema Ben Mahmoud, a expliqué les raisons de la colère des professionnels de la location détenant des box dans les aéroports du pays. En effet, les contrats de ces loueurs de véhicules arrivent à terme fin 2013 et l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA) a décidé de les remettre sur le marché par voie d’appel d’offre, sans proposer aux propriétaires le renouvellement de leurs contrats avec une majoration, comme à l’accoutumée. Pour M. Ben Mahmoud, cette démarche vise à augmenter significativement les rentes déjà très élevées, avec une moyenne annuelle de 44.000 dinars par an pour chaque box qui ne fait pas plus de 7 m2. Le 1er janvier 2009, les autorités avaient décidé l’augmentation des rentes de ces box de 30% avec une hausse annuelle de 5%, note-t-il. Il estime que pour payer un seul box, il faudrait 4 véhicules qui travaillent sans relâche durant toute l’année. Il considère, donc, que cette démarche est «un genre de racket». Les professionnels trouvent déjà les prix exorbitants alors une nouvelle hausse n’est pas le bienvenue pour eux, notamment dans cette conjoncture difficile du pays. Ils souffrent, selon le président du GPCV, de la concurrence déloyale de certains loueurs de véhicules qui viennent s’incruster à l’aéroport, dans les cafés ou le parking, offrant leurs services.
Autre point souligné par Oussema Ben Mahmoud, cet appel d’offre va créer l’anarchie à l’aéroport de Tunis-Carthage car pour gagner cet appel d’offre des professionnels vont se regrouper, chose qui ne peut pas durer dans le temps à cause des conflits qui vont survenir entre eux. En outre, les sociétés franchisées qui ne gagneront pas l’appel d’offre vont perdre leur franchise.










