Pour la deuxième soirée successive, le chef du gouvernement, Ali Laârayedh fait une apparition à la télévision nationale sur la chaîne d’Al Wataniya, aujourd’hui 24 octobre, pour revenir sur les récents événements terroristes ayant sévi dans la journée du 23 octobre et fait plusieurs victimes dans les rangs de la Garde nationale.
Le chef du gouvernement a indiqué que la guerre menée contre le terrorisme passe par trois volets : la récupération des mosquées, la poursuite des criminels par la Justice, et l’éducation données par les familles à leurs enfants qui doit se faire sur des bases solides dénuées de tout aspect violent.
Les attaques terroristes ont influencé négativement le démarrage du dialogue national, selon Al Laârayedh. Cette influence se manifeste par le terrorisme et le chaos. Et d’ajouter qu’au moment où la guerre a été aiguisée contre le terrorisme et que toutes les parties concernées se sont alliées pour le contrer, l’Assemblée nationale constituante a retardé ses travaux et ce, depuis trois mois à cause des députés qui ont choisi de se retirer.
« Le gouvernement ne peut pas démissionner au bout d’un certain délai s’il n’existe pas d’alternative, par surcroît dans le cas actuel où le terrorisme sévit. C’est mon devoir et je suis responsable devant Dieu et devant le peuple de rester en poste pour maintenir les rouages du gouvernement en état de fonctionnement », souligne Ali Laârayedh.
Le chef du gouvernement a insisté sur le fait qu’il n’est pas envisageable de laisser le pays dans le vide politique, et c’est pourquoi le gouvernement ne démissionnera que dans le cas où toutes les clauses de la feuille de route seront réalisées l’une après l’autre. « Nous ne laisserons pas le pays dans la confusion et le chaos, et je m’engage à appliquer la feuille de route dans sa totalité, si les premiers éléments précédent la démission seront concrétisés, sinon il n’y aura pas de démission. » explique Ali Laârayedh.
Les députés dissidents ont à faire preuve de leur volonté de faire évoluer positivement la situation en reprenant les travaux de l’ANC, a indiqué le chef du gouvernement, ajoutant qu’ils ont promis de travailler 24 heures d’arrache-pied afin d’achever la Constitution et mettre en place l’ISIE. De ce fait, tout comme le gouvernement s’engage à appliquer la feuille de route, l’opposition et notamment les députés se le doit aussi, afin de pouvoir réussir le dialogue national. « Si leur objectif n’est pas uniquement celui de la démission du gouvernement, alors qu’ils reprennent leurs sièges à l’hémicycle ! », a-t-il conclu.










