Par Marouen Achouri
L’Assemblée dite nationale et constituante n’en finit pas de nous donner des raisons de réclamer sa dissolution. Après la phase où les élus étaient la risée de toute une population, le rire laisse la place au dégoût et au ras-le-bol. On en a marre de cette ANC qui non seulement ne sert à rien, mais met les bâtons dans les roues d’un pays qui boite depuis que les 217 « représentants du peuple » ont été installés au Bardo. Plus que jamais, cette assemblée doit être dissoute et voici pourquoi :
1. On n’en peut plus de payer des taxes à tout bout de champ. Si c’était pour reconstruire le pays ce ne serait pas grave, mais si c’est pour payer ces gens-là, même en partie, ce n’est pas la peine.
2. La proposition de loi concernant les habous et les Awkafs est suffisante pour dissoudre l’assemblée, mettre les élus au chômage et les condamner au silence dans les médias pour des années.
3. Le bras de fer entre la commission de tri et le tribunal administratif : Ce dernier dit en gros : « vous appliquez mal la loi que vous avez vous-mêmes écrite ». Les élus répondent : « on veut nous enlever notre souveraineté en nous privant du vote ». Plus malhonnête que ça…
4. Désolé de le répéter mais cette assemblée est en elle-même, hors la loi.
5. Il y a un député qui voudrait que l’UGTT soit classée en tant qu’organisation terroriste.
6. Ils sont « la plus haute autorité du pays », vu l’état du pays justement, ils devraient tous démissionner pour incompétence.
7. Pourtant investis d’une mission d’un intérêt suprême, ils arrivent, très difficilement, à réunir le quorum lors des séances.
8. Les séances de questionnement du gouvernement sont d’un ridicule…
9. Certains élus sont devenus des stars…du rire.
10. L’idée de faire une assemblée constituante n’était pas ridicule en soi, elle l’est devenue avec de tels élus.
11. Ils ont élu Moncef Marzouki à la présidence de la République
12. Le texte que ces élus doivent pondre est censé régir la vie des tunisiens et garantir l’avènement de la deuxième république tunisienne. Fin de la blague.
13. Parce que « le droit à l’eau est garanti ».
14. Une étude devrait être entreprise pour établir le lien entre la retransmission télévisuelle des fresques de nos élus et la consommation d’antidépresseurs.
15. Ils nous ont menti, avant, pendant et après.
On pourrait continuer ainsi à longueur de lignes pour établir un bêtisier de cette assemblée. Mais on en a rigolé pendant la première année. Aujourd’hui, ces élus et leurs frasques symbolisent à eux seuls l’échec de la scène politique tunisienne à rassurer le citoyen et à lui montrer, au moins, de la bonne volonté.
L’Assemblée des Nuls du Califat nous exaspère, nous fatigue et tue en nous tout espoir de voir bouger les choses dans ce pays. Cet espoir ne peut renaître que si l’on avoue qu’on a fait une grosse erreur : celle d’avoir élu ces incapables.
Il faut préciser dans ce contexte que tous les élus ne se valent pas. Certains sont là bas par patriotisme réel et continuent à travailler d’arrache-pied pour un avenir meilleur. Mais, le résultat final de toute cette mascarade est celui-ci : L’assemblée, on en rit ou on en pleure.
Donc, on a choisi d’en rire, en bons Tunisiens qui se respectent ! C’est d’ailleurs cela qui fait que l’on parle aujourd’hui de décence et d’honnêteté. Alors, de grâce messieurs et mesdames les députés, ayez le bon réflexe républicain : Dégagez ! Pour le bien de cette République dont vous prétendez être les défenseurs, partez, allez vous en !
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