Dans une déclaration au micro de Shems FM datant du 21 novembre 2013, Abir Aïssa, journaliste au sein de Zitouna TV a transmis les doléances des employés de cette chaîne qui ont été victimes, selon elle, de leur directeur général, Oussama Ben Salem.
Le fils du ministre de l’Enseignement supérieur n’aurait pas payé les salaires du mois d’octobre et aurait procédé au licenciement d’employés, d’après la journaliste. Abir Aïssa a également expliqué qu’ils ne bénéficiaient même pas de contrats de travail en bonne et due forme.
La journaliste a rapporté un incident entre un des employés et Oussama Ben Salem. Face aux revendications de l’employé, Oussama Ben Salem lui aurait répondu « qu’il l’écraserait et lui couperait les jambes » si jamais elle lui réclamait encore de l’argent. Les journalistes ont, par conséquent organisé un sit-in devant le siège de la chaîne.
Contacté par Business News, Oussama Ben Salem, bien qu’à l’étranger, a répondu aux accusations de la journaliste. Il a démenti catégoriquement sa version des faits, en précisant qu’il a payé tous les salaires dus aux personnes concernées. M. Ben Salem a précisé que les personnes concernées étaient en stage à Zitouna TV et que ce stage n’a pas été concluant.
Par conséquent, il a signifié la fin du stage à ces personnes après leur avoir payé trois mois de rémunération. Il a tout de même précisé que l’un de ses employés a effectué un stage de 4 mois et qu’il a été réglé en conséquent. Il a ajouté que certains de ceux qui réclament des indemnités aujourd’hui ne travaillent plus pour la chaîne depuis plus de deux mois et n’ont donc pas à recevoir une quelconque rémunération. Ces employés ont disparu totalement de la scène, depuis deux mois, mais ils sont revenus aujourd’hui pour des raisons inconnues, selon ses dires.
Oussama Ben Salem a également démenti avoir menacé l’employé, un monteur vidéo d’après ses dires, de l’écraser ou de lui couper les jambes. Visiblement remonté, Oussama Ben Salem a déclaré qu’il porterait plainte contre la journaliste Abir Aïssa dès qu’il serait de retour en Tunisie, à savoir ce lundi 25 novembre 2013. Il s’est également montré disposé à fournir tous les documents attestant que ces employés ont signé pour un stage d’évaluation et prouvant ses propos.










