Intervenu sur le plateau de radio Shems FM, dans la matinée du mardi 26 novembre, Radhi Meddeb, fondateur et président du mouvement tunisien « Action et Développement » ainsi que candidat à la primature dans le cadre du processus gouvernemental du dialogue national, a indiqué que le projet du budget de l’Etat au titre de l’année 2014 est injuste.
Selon Radhi Meddeb, le projet du budget 2014 prévoit de prélever des impôts supplémentaires aux salariés tandis que la tranche de contribuables qui ne paient pas leurs impôts et ne sont pas mis à contribution dans l’effort national, s’en tirent avec impunité. M. Meddeb a précisé que l’Etat se place comme premier responsable du fléau croissant de l’évasion fiscale en Tunisie avant d’ajouter que l’Etat n’engage aucune stratégie pour lutter contre ce phénomène ravageur.
Dans le même registre, Radhi Meddeb a exprimé son étonnement quant au fait de constater que le régime forfaitaire continue à être de rigueur dans le code de fiscalité. Il a précisé que ce système permet à des personnes gagnant des millions de dinars de ne s’acquitter que de très peu d’impôts disproportionnels, soulignant qu’à cet effet l’Etat devra demander des comptes de la part des contribuables qui ne prennent pas part à l’effort national plutôt que d’alourdir les taxes des salariés.
Par ailleurs et concernant le loi de Finances 2014, Radhi Meddeb a critiqué le fait que les responsables au ministère des Finances se prononcent pour une stratégie d’austérité alors que le budget du ministère des Affaires Religieuses a augmenté de 35%. Il a ajouté que cette augmentation vise à couvrir des charges notamment salariales à la suite de création de nouveaux postes qui ne sont pourtant pas indispensables.










