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Jalloul Ayed compare Farhat Hached à Nelson Mandela

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    Intervenant lors de la 28ème session des Journées de l’entreprise organisée par l’IACE, Jalloul Ayed ancien ministre des Finances, a présenté un discours à la fois économique et, surtout, politique.

    Il a commencé par faire un parallélisme entre deux personnages qui "ont tous deux marqué l’histoire et le destin de l’Afrique, l’un à son extrême nord, Farhat Hached en Tunisie, et l’autre à l’extrême sud de l’Afrique, Nelson Mandela". Il a précisé que le destin a voulu que ces deux militants disparaissent à un même jour du mois de décembre, le 5, mais bien entendu à plusieurs années de différence.

    M. Ayed a poursuivi sa comparaison entre ces deux figures emblématiques en, déclarant: "Ils avaient chacun une vision, un rêve et ils ont, tous deux, consacré leurs vies à militer pour les concrétiser". "Ainsi, a-t-il ajouté, tout pays est appelé à avoir cette vision qui doit être partagée par toute la communauté afin d’en faire une réalité, la Tunisie doit donc avoir sa vision et son rêve pour sortir de la crise". 

     

    M. Ayed a, par la suite, affirmé que "La Tunisie a tout pour réussir, le potentiel humain et la conjoncture, mais il lui manque uniquement le système financier, le capital". Il a ajouté : "Au risque de choquer certains, je pense que pour avoir une économie forte, il faut créer des valeurs et non pas de l’emploi. Nous nous sommes jusque là contentés d’économie basée sur la transformation, or il nous faut créer des valeurs".

     

    Par ailleurs, M. Ayed a  affirmé: "Il faut restructurer les banques publiques. D’ailleurs, comment peut-on parler de compétitivité de ces banques par rapport à celles du secteur privé, alors que ces banques publiques sont assujetties à deux réglementations en même temps, celle du secteur bancaire et celle de la fonction publique!".

     

    Enfin, M. Ayed a conclu par alerter: "En trois ans, notre notation a chuté de 6 crans, on ne peut plus lever des fonds. C’est du jamais vu! Il faudra qu’on se rattrape!".

     

    D.M

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