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Les cadres du CPR et leurs acolytes bientôt dans une liste noire

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    Un hebdomadaire de langue arabe prépare actuellement un gros dossier qui sera bientôt publié sous forme de supplément spécial.
    Ce supplément dressera la liste noire des différents cadres du CPR qui ont collaboré d’une manière ou d’une autre avec l’ancien régime. On lira les rapports de délation et les divers montants payés par les services du ministère de l’Intérieur à ces hauts cadres du CPR, que ce soit ceux qui étaient en Tunisie ou à l’étranger. On dévoilera ainsi au grand public toutes les compromissions de ces cadres du CPR, devenus soudain des révolutionnaires revanchards. On publiera également les articles rédigés par ces cadres contre les opposants de Ben Ali, sous divers pseudonymes.

    Le supplément en question ne se limitera pas aux « casseroles » d’avant la révolution, mais s’intéressera à celles commises après, sous le règne de la troïka. Il publiera également la liste des journalistes corrompus dont les noms ont été supprimés par les services de la présidence et le financement, par l’argent du contribuable, d’associations proches du CPR.

    A la différence du « Livre noir » de la présidence, ce supplément noir devrait contenir des preuves irréfutables et tangibles. « Nous ne nous limiterons pas à la simple diffusion de textes, tout sera accompagné par des preuves. Nous ne leur dirons pas si vous vous sentez diffamés. Allez vous plaindre à la justice! Nous agirons avec les fac-similés des documents. Il n’y a pas que Marzouki qui a les archives, nous aussi on l’a », nous affirme le directeur de la publication de cet hebdomadaire.

    On sait quand la boîte de Pandore a été ouverte par la présidence. Des centaines de personnes ont été diffamées et citées d’une manière injuste (y compris un simple fonctionnaire de l’ATCE qui travaillait comme chauffeur) dans le Livre noir. Maintenant, on ne saura pas quand est-ce qu’elle sera fermée. Certains journalistes et patrons de presse diffamés ont déclaré qu’ils allaient saisir la justice. Mais d’autres préfèrent agir selon l’adage « œil pour œil, dent pour dent ».

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