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BCE au Washington post : Tant que la Constitution n’est pas là, tous les scénarios sont possibles

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    Interviewé par le "Washington post" en date du 13 décembre 2013, le leader de Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebsi, s’est exprimé sur la situation politique du pays. Il a estimé que "le problème, c’est que le dialogue national regroupe 23 parties, qui n’ont pas forcément les mêmes idéologies politiques".

    M. Caïd Essebsi a ajouté: "En période post révolutionnaire, on a besoin d’atteindre le consensus sur le choix du chef du gouvernement". Concernant l’ANC, il a déclaré: "elle en est à sa troisième année d’existence et ne dispose donc plus d’aucune légitimité".

    A la question concernant son éventuelle candidature à la présidence de la République, M. Caïd Essebsi a ironisé: "Ce n’est pas interdit de prendre part aux élections présidentielles, à ma connaissance!" et d’ajouter : "Le président est élu par le peuple, alors, à l’aube des élections, si je me sentirais apte à assumer une telle fonction, je me présenterais".

    Critiquant le parti au pouvoir Ennahdha, le leader de Nidaa Tounes a affirmé: "Les islamistes veulent instaurer un Etat religieux et changer le modèle social. Mais nous nous y sommes opposés. Nous avons protesté contre ces changements et avec la pression de la société civile, ils se sont rétractés."
    Il a cependant précisé: "Mais tant que la Constitution n’est pas encore adoptée, tous les scénarios sont encore envisageables!".

    Il a conclu par dire: "En définitive, nous sommes dans l’obligation de désigner le chef du gouvernement de toute urgence".

    D.M

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