Le ministère des Affaires religieuses a informé, dans un communiqué, que dorénavant, les médias devront demander une autorisation avant toute activité de leur part (reportage, enregistrement, retransmission, diffusion, etc.) dans les lieux sous la tutelle du ministère, notamment pour la couverture des prêches et ceci «pour faciliter les procédures et garantir une meilleure efficacité de leur travail», précise le document.
Le ministre des Affaires religieuses Noureddine Khademi, a minimisé, dans une déclaration à Mosaïque Fm en date du 15 décembre, cette nouvelle disposition, expliquant que c’est une mesure normale à laquelle ont recours tous les ministères et institutions publiques. Pour lui, l’objectif de cette disposition est d’organiser et de faciliter le travail des médias, dans le cadre de la loi. Cette autorisation facilitera, aussi, aux médias l’accès à ces lieux, toujours selon lui.
Pour sa part, le Centre de Tunis pour la liberté de la presse (CTLP) a appelé, dans un communiqué daté de ce lundi 16 décembre 2013, le ministère à clarifier sa position. Il a dénoncé le rappel du ministère des Affaires religieuses des bienfaits des autorisations qui ont été abolies avec la révolution. Il redoute que cette manœuvre soit une première phase pour la mise en place d’autres dispositions de ce genre pour limiter la liberté de presse.
On notera que Hichem Snoussi, membre de la HAICA, a considéré que ceci «représente une nouvelle tentative pour remettre au goût du jour une ancienne pratique qui vise à contrôler le travail journalistique», a-t-il déclaré au CTLP.










