Après les multiples infos ou intox diffusées, durant ces derniers temps, le concernant, Jalloul Ayed, ancien ministre des Finances sous les deux gouvernements de Mohamed Ghannouchi et Béji Caïd Essebsi, a eu l’occasion d’y répondre, aujourd’hui mercredi 18 décembre 2013, lors de l’émission Midi Show sur Mosaïque Fm.
Concernant son départ de la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE), M. Ayed a démenti catégoriquement un prétendu limogeage et a défié quiconque pouvant prouver cela affirmant qu’il n’y a qu’à puiser l’information auprès de l’organisme bancaire en question.
Passant au volet de ce qui est, désormais, connu sous l’appellation du « dossier de corruption », Jalloul Ayed a indiqué qu’il y a eu, en effet, un dossier chez l’Instance dirigée par feu Abdelfattah Amor qui l’avait convoqué pour éclaircissements.
« Il s’agit, précise t-il, d’un dossier pour un projet d’investissement qu’il avait déposé avant la révolution. Un dossier qui n’avait pas abouti et dont les documents ont été retrouvés au Palais de Carthage ».
Répondant à la convocation de feu Abdelfattah Amor, il avait répondu à tous les points d’interrogation avant d’appuyer ses dires par les pièces justificatives qu’il a fait parvenir de l’étranger. Ce qui avait conduit au classement de l’affaire comme le lui avait affirmé le président de l’Instance à l’époque, ajoute l’ancien ministre.
« Mais grande fut ma surprise quand j’ai vu réapparaître cette histoire au moment où mon nom a été cité comme étant candidat à la présidence du gouvernement. Je sais qui est derrière cela. Il y a des parties que je connais, d’autres sont occultes, assure t-il. Cela m’a porté un coup, surtout, au moral en causant du tort à ma personne et aux membres de ma famille ».
Abordant, enfin, l’épisode ayant conduit à sa mise à l’écart de la course à la présidence du gouvernement lors du sprint final, M. Ayed s’est montré plein d’amertume surtout que, pour lui, le 4 décembre 2013 il était sûr qu’il allait être nommé à ce poste puisqu’on l’avait informé, officiellement, qu’aucun parti ne s’opposait à sa candidature.
Concernant la position de Nidaa Tounes à son égard, il est catégorique quant l’appui, ou du moins, la non-opposition de M. Caïd Essebsi.
Jalloul Ayed a tenu à terminer son intervention en exprimant sa déception quant à l’usage que font les Tunisiens du réseau de Facebook qui sert, finalement et en grande partie, à « lancer des accusations gratuites, des rumeurs, des dénigrements et diffamations portant atteinte à l’honneur des gens ».










