Prononçant un discours dans lequel il s’est exprimé au nom du peuple affirmant que « la grande majorité veut être gouvernée par les préceptes du Coran », le député d’Ennahdha à l’Assemblée nationale, Jamel Bouajaja, s’est attiré les foudres de certains élus, dont notamment, Mongi Rahoui.
M. Bouajaja affirmé qu’une des problématiques fréquemment posée par le peuple tunisien est de savoir comment et par quoi il sera gouverné, « Ils veulent savoir s’ils seront gouvernés par un régime laïc ou islamiste ». Et de répondre tout seul : « la majorité veut être gouvernée par ceci », dit-il en brandissant un exemplaire du Coran, avant d’ajouter : « face à ce livre, certains se sentent mal à l’aise aujourd’hui. C’est pourtant le choix du peuple, quand on évoque la légitimité et la Chariâa ».
Des propos qui ont visiblement déplu à certains députés présents à l’assemblée où un brouhaha s’est fait entendre avant que le député du Front populaire, Mongi Rahoui, ne rétorque : « Le Coran est le livre de tous les Tunisiens et n’est pas la propriété d’Ennahdha. Ceci est une tentative de semer la discorde entre les Tunisiens ».
Le député du Front a été interrompu par Arbi Abid, deuxième vice-président de l’ANC, qui au lieu d’arbitrer les débats, n’a pas su faire preuve de sang froid et a accusé M. Rahoui de « faire son show, souhaitant augmenter sa côte de popularité face à la caméra de la télévision ».










