Le prédicateur et imam autoproclamé de la mosquée Zitouna, Houcine Laâbidi, a exprimé ses regrets, suite à l’annulation de la "cérémonie du cheveu du prophète" prévue ce lundi matin 13 janvier 2014 à la mosquée de Zitouna, dans le cadre de la fête du Mouled, dans une vidéo diffusée par Shems Fm.
En effet, une boîte contenant un cheveu et une partie d’un vêtement du prophète Mohamed a été réceptionnée dimanche 12 janvier à l’aéroport Tunis Carthage.
Ainsi, le cheikh aurait annoncé ce matin que, pour des raisons de sécurité, la cérémonie a été annulée, le ministère de l’Intérieur ayant refusé de protéger le "cortège du cheveu" de peur qu’une bousculade entraine des victimes parmi les participants, ce qui est compréhensible, estime Houcine Laâbidi.
Autre point évoqué par l’imam de la mosquée Zitouna, la nature de cette opération. En effet, alors qu’elle avait des objectifs religieux, elle s’est transformée en une sorte de vente aux enchères. M. Laâbidi raconte qu’il a été contacté par une personne qui s’est fait passée pour le président honorifique de l’Union du soufisme en Tunisie et qui a proposé de ramener un cheveu et un fragment d’un vêtement du prophète Mohamed, pour les fêtes du Mouled. Le cheikh a accepté et à promis l’appui de la mosquée Zitouna.
Houcine Laâbidi explique qu’à l’arrivée de la boîte à l’aéroport Tunis Carthage ses subalternes ont été choqués de constater que l’individu en question est parti avec la boîte à bord d’un taxi au lieu de monter à bord du véhicule de la mosquée Ezzitouna.
Selon l’imam, Cet homme est un commerçant qui veut exploiter sa trouvaille d’une manière politique et veut vendre l’événement au plus offrant, vu qu’il avance que la ramener en Tunisie lui a coûté plus de 17.000 dinars.
Le cheveu du prophète ainsi que la personne qui l’a ramené en Tunisie, un libanais, en l’occurrence, étaient sur les plateaux de Nessma TV, hier dimanche 12 janvier, dans une mise en scène décriée par plusieurs téléspectateurs. Musique d’ambiance, chameau sur le plateau et accoutrements d’époque ont servi à la médiatisation de cet événement qui n’aura pas lieu ou qui aura lieu, probablement, ailleurs qu’à la Zitouna.










