Dans un post sur sa page officielle, la ministre de la Femme, Sihem Badi, a présenté aujourd’hui 15 janvier 2014, un cours magistral sur la déontologie journalistique.
Mme Badi, en attendant de faire la passation de son poste de ministre, s’est donc penchée sur une question importante : les médias. Elle a commencé tout de suite à parler de sanctions. En effet, elle a déclaré: "le système dissuasif des médias veut dire un ensemble de mesures dissuasives qui criminalisent nombre d’actes qui pourraient être commis au cours de l’activité de l’institution médiatique et ce, dans le but d’organiser les travaux des médias et de les protéger contre toute déviation de leurs buts initiaux". Et d’ajouter: "La plupart de ces mesures sont en vigueur dans plusieurs pays démocratiques qui disposent de grandes institutions médiatiques comme les USA, la France, ou la Grande Bretagne".
Mme Badi a par ailleurs affirmé: "Il y a certes plusieurs objectifs qui ne sont pas encore atteints, mais ce qui est sûr c’est qu’on a gagné la liberté d’expression dont jouissent notamment les journalistes".
Avant d’ajouter: "Hélas, de nombreux journalistes n’ont pas saisi l’importance de cette bénédiction, ayant grandi dans un système où l’on achetait des plumes et des journalistes qui se chargeaient de missions auprès de leurs "maîtres". Ces maîtres qui ont exploité leurs plumes, leurs opinions; qui les ont corrompus à bas prix. Ce genre de journalistes est en train de combattre la révolution, car il veut rester dans la boue, en quête d’un "maître" qui paye pour leur mots, qui s’approprie leurs idées, principes, valeurs et déontologies, dans les marchés des esclaves".
Elle a conclu: "Dieu merci, il existe des journalistes fidèles à leurs promesses au peuple, ayant vécu la révolution… Il est très important d’avoir des lois qui régulent la vie et les rapports entre les gens, qui criminalisent la diffamation. Mais le plus important, c’est de pouvoir appliquer ces lois sous l’égide d’une justice indépendante, qui croit que l’équité est la base de la vie sociale. Et tant que ceci n’est pas réalisé, la révolution doit continuer, jusqu’à ce que la réalisation réelle de ses objectifs s’en suive".











