Dans un communiqué publié le 15 janvier 2014, le ministère de la Justice réagit à la grève des juges en la qualifiant de « illégale, nuisible au déroulement des affaires judiciaires », ajoutant qu’elle « ignore les intérêts des justiciables qui font partie, selon la loi, des intérêts vitaux qu’il est interdit d’entraver ».
Par ailleurs, le ministère déclare que la revendication de l’indépendance de la justice est une demande commune de l’ensemble des composantes de la famille de la magistrature en précisant qu’il est exclu que quelques juges puissent déterminer le destin du pouvoir judiciaire.
Le ministère ajoute également que demander l’octroi d’une place particulière au pouvoir judiciaire ne se fait pas par la grève qui n’est pas une méthode légitime malgré la pertinence des revendications. Pour finir, le ministère précise que l’utilisation d’une grève illégitime comme moyen de pression est un dangereux précédent qui ouvre la porte à d’autres structures pour imposer leurs volontés au pouvoir constitutionnel. Un pouvoir qui est la plus haute autorité et qui n’est sous la tutelle de personne, conclut le communiqué.
M.A










