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Rafik Abdessalem : Les pays puissants n’ont fait que nous vendre des courtoisies diplomatiques

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    Dans un article d’opinion publié au journal électronique d’Al Jazeera en date du 15 janvier 2014, l’ancien ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem a présenté une analyse de l’évolution des révolutions dans les pays du "printemps arabe", une analyse du chemin déjà parcouru ainsi que la position des autres pays du monde envers ces pays ayant vécu des révolutions, dont notamment la Tunisie.

    L’ancien chef de la diplomatie tunisienne a, entre autres, écrit que: "les pays puissants, réalisant qu’il existe dans les pays du printemps arabe de nouvelles données difficiles à affronter, ont préféré les traiter d’une manière pragmatique… Ainsi ces pays ont choisi de nouer des relations avec les nouvelles forces ayant arraché le pouvoir des crocs de l’Etat profond. Mais ces puissances œuvraient en même temps à freiner le changement… Preuve à l’appui, ces pays se sont abstenus de fournir un quelconque soutien politique ou financier conséquent. Ils se sont contentés de nous vendre des galanteries diplomatiques, sans plus".

    Il a argué: "Les promesses de Deauville, par exemple, lancées dans une atmosphère de propagande et de tapage médiatiques, se sont presque totalement évaporées. Très peu en a atteint les caisses quasi vides de la Tunisie, d’Egypte, du Yémen".

    Par ailleurs, il a mentionné: "Je sais pertinemment, de par ma position en tant qu’ancien ministre des Affaires étrangères, combien les dirigeants des pays arabes se sont inquiétés des révolutions du printemps arabe et à quel point ils ont œuvré à monter leurs homologues occidentaux, contre ces révolutions".

    D.M

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