Le ministre de l’Economie et des Finances, Hakim Ben Hammouda, a regretté, dans une interview accordée à Hamza Balloumi lors de son émission Studio Shems ce mardi 20 mai 2014, la décision du Front populaire de se retirer du dialogue économique.
Répondant aux critiques de certains partis politiques qui reprochent au gouvernement actuel de faire des projets à long terme alors qu’il est supposé rester moins d’un an au pouvoir, M. Ben Hammouda a souligné l’importance des études stratégiques faites à très long terme (2020 ou 2040) car elles permettent d’avoir des prévisions et des lectures sur le développement de la Tunisie, du monde et de la réalité. Par ailleurs, et dans ce contexte, il a catégoriquement nié les rumeurs disant que le gouvernement applique des recommandations internationales.
Il a expliqué que tous les ministères ont mis en place des feuilles de route pour chaque commission qu’ils président, qui ne sont en aucun cas des décisions fermes mais plutôt des propositions à prendre en considération. A la fin des discussions, chaque commission fera un rapport de synthèse qui reflète ce qui a été dit, a-t-il ajouté.
Mais ceci dit, la décision finale reviendra au gouvernement qui est responsable de la politique économique du pays, a-t-il noté, le dialogue permettant plutôt le rapprochement des points de vue entre les différents acteurs.
Concernant la hausse des prix des carburants, M. Ben Hammouda a confirmé cette augmentation expliquant qu’elle a été décidée dans la loi de Finances de 2014. Au sujet de la hausse des prix des produits alimentaires de base, il a affirmé que le ministère a seulement soumis des propositions pour discussion.
Le ministre de l’Economie et des Finances a souligné, cependant, que le gouvernement va prendre des décisions fermes au sujet des subventions car elles sont devenues un poids insoutenable pour l’Etat alors qu’elles n’atteignent pas leurs destinataires réels. Il est donc important, selon ses dires, de prendre des mesures décisives lorsque l’Etat sera prêt à aider les plus démunis.
Autre point, Hakim Ben Hammouda a réagi aux déclarations de certains hommes politiques qui affirment qu’il y a un conflit d’intérêt dans la gestion de Mehdi Jomâa de certains dossiers notamment concernant la conversion des bons d’essence en primes. « Il s’agit de surenchères», dit-il, regrettant la bassesse du dialogue. «Mehdi Jomâa et les tous les membres du gouvernement sont des patriotes qui veulent servir le pays», a-t-il affirmé.
Le ministre de l’Economie et des Finances a confirmé, cependant, que plusieurs entreprises publiques sont confrontées à de nombreuses difficultés et nécessitent un plan de sauvetage.










