Des associations tunisiennes ont exprimé leur mécontentement face à la manière dont la commission de tri des candidatures a opéré pour l’instance Vérité et Dignité. Parmi elles, la Coordination nationale indépendante de la justice transitionnelle, le Centre Al Kawakibi pour la transition démocratique, l’Association pour la justice et la réhabilitation et le Réseau tunisien de la justice transitionnelle. Ainsi, plusieurs recours contre les candidats choisis pour cette instance ont été déposés et continuent de l’être, ayant pour motif, notamment, la non-constitutionalité de la loi et le non-respect des conditions de sélection des candidats.
Bien que ces associations ne prétendent pas représenter la société civile mais vu qu’elles ont participé à l’élaboration de la loi et au dialogue national, elles ont voulu dénoncer le non-respect des procédures et la violation de la loi dans toute la procédure qui a mené à la mise en place de cette instance. En plus, la commission de tri n’a pas, aussi, respecté les normes d’indépendance et de neutralité.
Elles ont mis en relief «une violation criante de la loi dans le traitement de certaines candidatures, qui est en contradiction totale avec l’âme de cette instance Vérité et Dignité alors qu’on est en train de mettre en place les bases d’un Etat de droit et de la suprématie de la loi».
Par ailleurs, ces associations dénoncent également l’atteinte au droit de recourir à la justice afin de déposer des recours contre les décisions de la commission de tri. Elles notent aussi qu’il n’y a pas de volonté politique pour mettre en place une réelle justice transitionnelle.
Pour eux, les membres de l’Assemblée nationale constituante ont volontairement exclu les candidats ayant l’unanimité pour élire sans transparence des personnes choisies sur la base de leur appartenance partisane. Ainsi, les membres de l’instance représentent des partis politiques, ce qui rend sa structure faible d’où le conflit entre ses membres dès la première réunion !
On notera qu’alors qu’une quinzaine de médias couveraient la conférence, le représentant de la Coordination nationale indépendante de la justice transitionnelle Omar Safraoui s’est plaint du manque d’intérêt des médias qui n’étaient pas assez présents à son goût (la Télévision nationale étant absente). Ainsi et pour protester, la majorité des médias ont décidé de quitter les lieux considérant ces propos insultants.










