L’effervescence des partis et des indépendants qui a entouré l’annonce des listes pour les législatives a cédé la place à un ralentissement de l’intérêt à la chose politique, non pas par les citoyens mais par les politiciens eux-mêmes. C’est ce que nous constatons au vu des endroits prévus pour les affichages des listes, en ce dimanche 5 octobre 2014, deuxième jour de campagne électorale.
Peu d’affiches, en effet, et seuls les grands partis semblent avoir fait le déplacement pour coller les leurs aux endroits prévus pour cela. Ce déficit qui serait dû à la fête de l’aïd ayant coïncidé avec le lancement de la campagne a été comblé par une activité virtuelle, sur les réseaux sociaux notamment. Du militantisme d’un genre nouveau semble voir le jour, remplaçant le travail sur le terrain par des posts sponsorisés sur Facebook.
La politique 2.0 devait être mise au service de l’action politique réelle. Voilà qu’elle cède la place à la paresse de ceux qui sont censés se faire connaître pour nous représenter.










