En effet, M. Manser a estimé que ces propos sont bizarres de la part d’un candidat qui se présente comme unificateur de la nation et qui veut réunir les Tunisiens et qui sera le président de tous les Tunisiens. Mansar a estimé, dans ce contexte, que ces propos ne sont pas surprenants puisqu’ils (lui et son parti) connaissent le fond de la pensée de M. Caïd Essebsi et pensent qu’il ne pourra jamais se transformer en démocrate du jour au lendemain.
«Comment Béji Caïd Essebsi veut gouverner le pays en considérant que 1,2 million d’électeurs qui ont voté pour Marzouki sont soit des terroristes soit des extrémistes ?», s’est interrogé M. Manser, ajoutant : «Nous sommes convaincus qu’il n’est pas démocrate, qu’il n’acceptera pas facilement les résultats des urnes et qu’il ne peut pas respecter ses concurrents et leurs électeurs».
Autre point, Adnène Manser a attiré l’attention des Tunisiens sur le fait qu’avec cette logique, M. Caïd Essebsi pourrait, s’il gagne les élections, poursuivre en justice les 1,2 million de personnes qui ont voté pour Moncef Marzouki puisqu’il les considère comme étant des terroristes.
Pour sa part, le vice-président d’Ennahdha Abdelfattah Mourou a estimé, dans une déclaration à la chaîne TNN lundi soir, que les propos de Béji Caïd Essebsi sont graves et portent atteinte au climat de concertation que veut instaurer son parti, pour le bien de la Tunisie. Pour lui, il faut mettre le président de Nidaa Tounes face à ses propos et lui demander de clarifier sa position vis-à-vis du courant islamiste, et ce dans une déclaration en langue arabe adressée aux Tunisiens.










