Plusieurs personnes s’inquiètent du coût des élections et de l’argent dépensé par l’Etat pour subventionner les candidats à la présidentielle. Il est évident que les dépenses totales de l’Etat pour ses élections atteindront des montants mirobolants. Mais, si l’on se concentre sur les dépenses relatives aux subventions des candidats en comparaison au dépôt légal de dossiers effectué, on verra que l’Etat est gagnant. Pour effectuer ce calcul, rappelons que 70 dossiers de candidature à la présidentielle au total ont été déposés. Sachant que chaque dossier est accompagné d’une caution non récupérable de 10.000 dinars ce qui donne un total de 700.000 dinars encaissés par l’Etat.
Il y a cinq candidats qui ont dépassé la barre des 3% lors du premier tour de l’élection présidentielle, donc ils ne sont pas tenus de rembourser le montant des primes. Les subventions pour le premier tour de la présidentielle se divisent en deux lots égaux de 39.268,207 dinars. Par conséquent, le montant total des subventions pour le premier tour qui ne seront pas restituées est de 396.282 dinars.
Les subventions qui seront accordées aux deux candidats du deuxième tour sont divisées sur deux lots pour atteindre un total de 52.837 dinars. Donc, le total des subventions du deuxième tour est de 105.674 dinars. Le total des subventions qui ne seront pas récupérées est, quant à lui, de 501.956 dinars.
Si l’on retranche ce montant des sommes acquises par l’Etat lors du dépôt de dossiers on obtient 198.044 dinars de surplus pour les caisses de l’Etat. Qui a dit que la multiplicité des candidatures était une mauvaise chose ?










