En marge d’un colloque d’évaluation tenu ce samedi 29 novembre 2014 à Sousse, le président de l’ISIE, Chafik Sarsar, a mis en garde contre « un dangereux dérapage » qui menace la pérennité du processus électoral. Il a indiqué, à ce propos, qu’il est du devoir de toutes les parties prenantes de ce processus, notamment les candidats, d’apaiser les tensions en cette phase finale, et aider à installer un climat propice à la tenue des élections. « Nous ne pouvons plus nous permettre de faire des déclarations qui ravivent les divisions entre les citoyens » a-t-il dit en substance.
M. Sarsar a rappelé que ce type de discours est considéré comme un « crime électoral » aux yeux de la loi. Et d’ajouter que vingt dossiers avaient été transmis au parquet pour suspicion de crime électoral. Le président de l’ISIE appelle également les médias à jouer un rôle dans cet apaisement en s’abstenant d’alimenter la polémique autour de toute déclaration susceptible de troubler l’ambiance électorale.










