Ali Ben Salem, le doyen des militants, député de Nidaa Tounes et opposant aux deux régimes de Bourguiba et Ben Ali, est revenu, dans une interview accordée à Hamza Belloumi sur Studio Shems ce mercredi 3 décembre 2014, sur l’émotion qui l’a submergé en présidant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) la veille et qui l’a mis lui, Béji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi, en pleurs, les deux chefs de partis ayant été touchés par ce moment historique.
Ali Ben Salem avoue qu’il a eu un moment de faiblesse en se rappelant à ce moment précis des pans de son histoire et ses camarades dont plusieurs sont décédés. Ainsi, il s’est rappelé son emprisonnement sous l’occupation française avant l’indépendance où il a été condamné à mort et qu’il attendait son exécution. Il s’est remémoré son second procès, très dur, le 17 janvier 1963 où il a été condamné aux travaux forcés à perpétuité pour tentative d’assassinat du président de la République et sa grâce par Bourguiba 10 ans après. Il s’est, également, rappelé ses amis militants dont certains ont été condamnés à mort, d’autres morts en prison où de causes naturelles et seulement quelques uns demeurent en vie, et qui ont vécu ensemble à la prison et à la montagne pendant la résistance.










