Suite à la décision de la HAICA de confisquer les équipements de certaines entreprises médiatiques diffusant, à ses yeux, de manière illégale car n’ayant pas de licence, le bureau exécutif du syndicat tunisien des dirigeants des médias (STDM) s’est réuni ce mercredi 4 février pour examiner la question.
A l’issue de sa réunion, le STDM a publié un communiqué dans lequel il souligne l’importance de structurer le secteur et de le réguler ainsi que d’imposer le respect de la loi et assurer son application dans « la transparence » et « l’équité », sans « discrimination » ni « vengeance ».
Le STDM indique également que le traitement avec les entreprises médiatiques doit se faire sur la base du dialogue avec les structures du métier et « sans précipitation » en vue d’éviter les complications.
Le STDM considère, par ailleurs, que les critères d’octroi de licences sont ambigus et manquent de transparence, ajoutant que les décisions de refus sont en contradiction avec les dispositions du décret 116 et que celles-ci n’étaient pas justifiées.
Le syndicat fait aussi remarquer que la composition de la HAICA présente un vice juridique étant donné que les membres démissionnaires n’ont pas encore été remplacés, ce qui rend ses décisions invalides.
Le STDM s’étonne, dans son communiqué, de ces décisions aient été prises peu de temps avant l’expiration du mandat du bureau actuel de la HAICA, rappelant que la mission de cette instance constitutionnelle arrivera à échéance dans quelques semaines.










