Le futur ministre de l’Economie et des Finances au sein du nouveau gouvernement de Habib Essid est accusé de « malversation financière » par le couple Abbou. Les deux membres du Courant démocratique, Mohamed et Samia Abbou, sont respectivement, Secrétaire général du parti, et députée à l’ARP.
Ancien ministre de la Jeunesse et des sports sous le gouvernement de Béji Caïd Essebsi, Slim Chaker est critiqué pour « sa gestion antérieure du ministère ». En cause, un ancien marché de développement du contenu web d’un portail interactif pour la jeunesse et le sport, confié à une entreprise tunisienne qui avait accompli une mission similaire pour le bénéfice du gouvernement marocain. Dans ce dossier, la loi relative à la passation des marchés publics, donne le droit au ministre de conclure des marchés d’une valeur inférieure à 100.000D DT. Le coût du marché en question serait inférieur à cette somme. Selon des sources bien informées, l’ancien ministre aurait, à cet effet, réuni une commission ad hoc et a fait passer le dossier devant un conseil interministériel qui lui a donné son approbation, par écrit.
Durant l’exercice du gouvernement de la Troïka et alors que Tarek Dhiab avait succédé à Slim Chaker, son secrétaire d’Etat Hichem Ben Jemaa, membre du CPR, avait ouvert les anciens dossiers afin de vérifier si des malversations avaient été commises par ses prédécesseurs. On décide alors de porter plainte contre l’ancien ministre pour « malversation ».
Selon la même source, les parties plaignantes ont présenté devant la justice un document qui ne comportait pas le PV émis par le conseil interministériel prouvant que le dossier établi par M. Chaker était bien en ordre. Ils auraient plutôt « tronqué les preuves », selon la même source. Alors que Slim Chaker a présenté les preuves de son innocence, l’instruction n’a pas été clôturée et le dossier a été rouvert récemment et médiatisé à la lumière de la constitution du nouveau gouvernement.
On notera que plusieurs parties politiques, dont le CPR et le Courant démocratique, critiquent ouvertement le nouveau gouvernement de Habib Essid et annoncent qu’ils ne lui accorderont pas leur confiance, lors du vote à l’ARP.










