Un post on ne peut plus anodin a été le point de départ de commentaires en nombre frôlant avec l’indécence. Le lieu : la page officielle de Moncef Marzouki. Le sujet : des condoléances envoyées par l’ancien président de la République au roi jordanien suite à l’assassinat d’un jeune pilote par des djihadistes en Syrie.
Plusieurs commentaires à cela ont été vers un même sens, justifiant l’acte de brûler vif Muath Al Kasesba. « A chaque fois qu’une personne meurt on va l’appeler martyr ? C’est si facile d’être martyr de nos jours ! », peut-on lire.
« Jetait-il des fleurs ou des bonbons par son avion ? Il voulait tuer des civils, des femmes et des enfants », a-t-on écrit également.
Le crime est justifié par un verset coranique stipulant que celui qui nous attaque peut être attaqué de la même manière, en cette période de l’année.
Un concentré d’extrémisme sur le profil de l’ancien président permet de voir qu’il y a divergence de perception face à un acte inhumain qui a choqué le monde entier. Le monde virtuel est à l’image de notre société éclatée par un extrémisme idéologique pouvant justifier l’injustifiable, le tolérer et lui accorder une légitimité coranique.










