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Imed Deghij reprend du service pour inciter et menacer

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    Dans une vidéo postée sur la page des hommes de la révolution du Kram, Imed Deghij, figure tristement connue pour ses déboires avec la justice, a fait une lecture très personnelle des derniers événements que connait la Tunisie, on y trouve les ingrédients connus de son discours et de celui de ses acolytes à savoir l’incitation, l’attaque, la diffamation, l’éveil des émotions et les menaces.

    Imed Deghij qu’on a très peu vu après sa sortie de prison a commenté l’arrestation de Yassine Ayari en voyant en lui un jeune qui a écrit trois posts. Aymen Ben Ammar a écopé, selon ses dires, de quatre ans de prison, alors que le juge n’est pas convaincu au fond de lui de son inculpation. Il justifie l’attaque d’un poste de police en sous-entendant que le cadre que les citoyens voulaient dégager n’est pas un saint intouchable et décrit les fellaghas arrêtés comme des militants ayant révélé de nombreuses affaires douteuses.

    Imed Deghij a interpellé BCE et Essid en insinuant qu’on ne restera pas silencieux. « Aujourd’hui c’est Dhehiba et demain c’est le tour du Kram et de la cité Ettadhamen », a-t-il lancé. S’adressant aux gouvernants, Imed Deghij a crié « Nous ne sommes pas vos esclaves ou votre troupeau. Même votre maître Ben Ali n’a pas réussi à nous mettre à genoux ».

     

    Le discours du révolutionnaire polémique devient plus incitatif quand celui-ci appelle les habitants d’autres villes que Dhehiba à s’insurger car après cette ville du Sud, le tour sera à eux d’encaisser l’injustice et la violence. « Ne vous taisez plus quand il y a injustice », a-t-il scandé à l’adresse des Tunisiens avant de mentionner que le gouvernement n’a plus de légitimité dès lors que coule le sang d’un Tunisien.

     

    Il a ensuite adressé un message aux policiers en leur demandant de ne plus être des bêtes de combat. Mohamed Ali Aroui est alors évoqué explicitement dans une réplique voulue émotive consacrée au jeune décédé dans les heurts avec la police. « Vous pourrez collecter un dinar de chaque citoyen et reconstruire le poste de police attaqué, mais cet être humain nous ne pourrons pas consoler sa mère ».

     

    Quant à Mehdi Jomâa, il doit rendre des comptes, selon Imed Deghij, pour des commissions qui ont été prises sur des contrats signés et visant à vendre nos biens à l’étranger.

     

    « Respectez le peuple. Le président doit se réveiller de son sommeil et le gouvernement doit se mettre au service des Tunisiens ou alors le mettre à bas sera un devoir», a lancé ledit révolutionniste vers la fin de son réquisitoire diffusé sur les réseaux sociaux.

    R.B.H

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