Invité à ce mardi 17 février 2015 sur Shems Fm, l’élu d’Ennahdha à l’ARP, Samir Dilou, a exprimé des réserves sur la frappe aérienne de l’Egypte contre des cibles en Libye suite à l’exécution de 21 de ses ressortissants.
Le leader au parti islamiste se dit confus face à cette intervention militaire. « Je suis à la fois inquiet et déchiré face à ce qui s’est passé. Je comprends tout à fait la douleur des égyptiens […] Cependant, je me sens gêné à l’idée qu’un Etat intervienne militairement dans un autre Etat surtout lorsque cela se fait sans couverture onusienne ou juridique » a-t-il déclaré.
La solution militaire est, certes, indispensable, mais ne suffit pas à lutter contre le terrorisme, considère Samir Dilou lors de l’interview. Outre le recours à la force, il faut qu’il y ait également un traitement plus complet prenant, notamment, en considération l’aspect politique du conflit inter-libyen. « Le problème est, à l’origine, politique. S’il n’y avait pas eu de conflit entre les différents protagonistes et si l’Etat en Libye était suffisamment puissant pour forcer l’ordre sur ses territoires, il n’y aurait pas eu cette situation de chaos » a-t-il argué en substance. La Tunisie doit coordonner avec ses voisins dans la région et se préparer au pire « à savoir recevoir des centaines de milliers de réfugiés sur les frontières » a-t-il conclu.










