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Kamel Jendoubi ne voudrait pas du journaliste de la Radio nationale pour Habib Essid

Le choix des intervieweurs pour l’entretien de Habib Essid qui sera diffusée au soir du 7 juillet 2015 a fait l’objet de tractation au niveau de la présidence du gouvernement. En effet, certains observateurs ont remarqué l’absence de représentation de la Radio nationale parmi les journalistes.

 

Des sources informées ont confirmé à Business News que la Radio nationale a bien été sollicitée dans un premier temps par la présidence du gouvernement pour désigner un journaliste pour cette interview et c’est Khaled Boumiza qui a été choisi. Le nom désigné n’a semble-t-il pas plu à la Kasbah qui aurait demandé à ce qu’on leur désigne quelqu’un d’autre, parce qu’un « confrère » ne l’apprécierait pas.

 

Au début, la présidence du gouvernement a informé la Radio nationale que l’interview était tout bonnement annulée, ce qui s’est avéré faux plus tard, puisque celle-ci a été maintenue, mais que la 1ère radio publique tunisienne a été écartée à la dernière minute.

 

Vérification faite, l’interlocuteur de la Radio nationale n’était pas l’équipe de communication officielle de Habib Essid, ni même son chef de cabinet, mais plutôt l’équipe de Kamel Jendoubi, ministre auprès du chef du gouvernement chargé des relations avec les institutions constitutionnelles et la société civile. L’équipe du ministre s’est opposée au nom du journaliste désigné par la Radio Nationale, précisant que Boubaker Akacha ne voudrait pas mener d’interview à ses cotés. 

Finalement, l’interview a été faite avec Mohamed Boughalleb pour El Hiwar Ettounsi, Boubaker Akacha pour Mosaïque FM et Saïd Khezami pour la télévision nationale.

 

La Radio nationale a été surprise que l’interview du chef du gouvernement ait été maintenue, tout en procédant à l’exclusion de la station publique. Un courrier officiel a été envoyé, mardi 7 juillet 2015, à Habib Essid pour l’informer, protester contre ces agissements et défendre le média public et son indépendance dans le choix des journalistes qu’il désigne. Il y va carrément de la survie du service public que le gouvernement et l’Etat n’hésitent pas à appeler à la rescousse en cas de problème majeur et qui se trouve écarté quand il s’agit de le laisser faire son travail en toute indépendance.

 

M.A

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