Un des candidats à la présidentielle a bénéficié du financement de deux États étrangers de l’ordre d’un million de dinars, selon le rapport de la Cour des comptes relatif au financement de la campagne présidentielle de 2014 en Tunisie.
D’après le rapport, le candidat en question préside également une association qui a participé à sa propre campagne et c’est à travers cette association que le financement des deux pays étrangers a été effectué.
L’un de ces deux pays a donné de l’argent à l’association via son ambassade à Tunis, alors que le deuxième pays l’a financé à travers une agence de coopération technique.
La cour des comptes relève qu’il n’y a pas eu de don similaire à cette association en 2013.
En regardant de près les activités de l’association, la Cour des comptes a constaté des dépenses inhabituelles, durant la période électorale, qui ne concordent pas avec la nature de ses activités.
L’association en question a dépensé 72% de son budget annuel 2014 uniquement durant la période électorale. Parmi les dépenses inhabituelles, la Cour des comptes relève le paiement de factures à des entreprises d’audiovisuel, de communication, de consulting, ainsi que l’organisation de manifestations et de locations de voitures.
Curieusement, et malgré ce financement étranger à travers deux pays, la Cour des comptes n’a pas signalé une quelconque saisine de la Justice à ce sujet et ce contrairement à l’autre affaire de financement étranger de 4,6 MDT. L’affaire d’un financement par deux Etats étrangers semble être pourtant plus grave que le financement de l’étranger tout simple, puisque cela implique la souveraineté de l\’Etat tunisien et l\’ingérence dans des affaires intérieures par deux pays étrangers.
Aussi bien dans un cas comme dans l’autre, les juges de la Cour des comptes ont préféré taire les noms des candidats concernés.
R.B.H.










