Encore une affaire qui semble mettre en cause Moncef Marzouki d’après les documents rendus publics par le site libanais « Bousla » et les déclarations faites par son directeur, Kacem Raya, hier samedi 29 août 2015, et ce suite au piratage du compte personnel de Fayçal Kacem, animateur vedette d’Al Jazeera.
D’après les documents en question, on retrouve une correspondance, en date du 27 novembre 2011, adressée par le journaliste de la chaîne qatarie à M. Marzouki au lendemain de son élection par l’Assemblée nationale constituante en tant que président provisoire de la République Tunisienne.
Dans cette lettre, Fayçal Kacem affirme qu’il a versé des larmes de joie à la suite de cette élection. L’animateur déclare avoir contribué à cette élection à travers « des incitations positives aux peuples, face aux taghout », selon ses propres termes. Dans sa réponse contenue dans un autre document, Moncef Marzouki remercie le journaliste et lui écrit en substance : « Je n’oublierai pas vos mains bienfaitrices pour la révolution arabe en général… Je serais heureux de vous recevoir dès que je serais investi pour une interview exclusive… ».
Les deux personnes multiplient les échanges aimables. Ainsi, M. Marzouki demande à Fayçal Kacem, dans une autre correspondance daté du 6 janvier 2012, de « fixer la date et la formule qui l’arrangent pour rendre visite à [son] ami en Tunisie pour y donner une conférence sur le rôle de l’information dans la révolution arabe, par exemple, sachant qu’[il est] prêt à [le] récompenser pour le service par une rencontre ou autre ».
Et de conclure cette même lettre en qualifiant le journaliste de « l’un des pères de la révolution arabe ». M. Kacem, qualifie, Moncef Marzouki de « Grand homme» et accepte la proposition de l’ex-président tunisien.
Par ailleurs, et dans un post publié sur sa page officielle, ce matin du dimanche 30 août 2015, Moncef Marzouki répond ironiquement à ce « roman » de révélations sur ses correspondances avec Fayçal Kacem, et annonce « qu’il faudra s’attendre à des épisodes quotidiens de ce feuilleton diffusé par la salle d’opérations chargée de veiller à sa réputation ».
S.H










