Dans une vidéo postée sur sa page Facebook aujourd’hui, vendredi 11 septembre 2015, Moncef Marzouki, a fait part de son soutien à la manifestation de l’opposition du 12 septembre, contre la loi de réconciliation, et a appelé l’actuel président de la République Béji Caïd Essebsi à retirer son projet de loi. « Le droit de manifester est prévu par la Constitution et l’état d’urgence n’a pas été instauré pour combattre la démocratie mais le terrorisme », a-t-il dit, soulignant que « sous la Troïka, le droit de manifester n’a jamais été compromis, étant considéré comme l’un des plus importants des droits de l’Homme ».
Une contrevérité de taille lorsque l’on sait que les manifestants de Siliana ont été réprimés en 2012 par des tirs de chevrotine et que les manifestants du 9 avril 2012 ont subi des violences policières après que l’avenue Habib Bourguiba avait été interdite aux rassemblements.
Quant à son éventuelle participation à la manifestation de demain, Marzouki a affirmé soutenir les mouvements des jeunes mais préfère ne pas faire partie de la marche du 12 septembre afin de ne pas « s’accaparer l’attention » et compromettre le mouvement par une « appropriation politique » de la cause.
Dans son intervention, Moncef Marzouki a critiqué la loi de réconciliation appelant Béji Caïd Essebsi à retirer son projet de loi. Un projet qui, selon ses dires, n’est pas accepté par les Tunisiens et ne fera qu’alimenter les tensions. « La réconciliation ne peut se faire qu’à travers l’Instance Vérité et Dignité, qui est un acquis constitutionnel, et que je soutiens entièrement», a-t-il conclu.
S.T.










