Dans une interview accordée à la TAP, Tarek Cherif, président de la CONECT, s’est exprimé sur divers sujets économiques d’actualité.
Ainsi, il a appelé à une réconciliation économique et financière générale qui profite, outre aux hommes d’affaires et aux entreprises réglementées, à tous les citoyens. Une proposition qu’il explique par la conjoncture économique difficile.
Au sujet de la note d’orientation stratégique 2016 – 2020, M. Cherif a considéré qu’elle englobe la majorité des objectifs formulés par les différents ministères. Il pointe, toutefois, une incohérence et un manque de complémentarité entre ces différents objectifs. Par ailleurs, le président de la CONECT reproche au gouvernement de n’avoir pas fait participer tous les acteurs concernés à l’élaboration de cette note, pourtant celle-ci traite du rôle stratégique du secteur privé et de l’importance du dialogue entre les divers acteurs.
« Comment peut-on réaliser une croissance de 5% ? ». Tarek Cherif a répondu qu’il faudrait sortir de la stagnation technique qui menace l’économie du pays et l’empêche de réaliser ses objectifs en matière de développement régional et d’employabilité. Pour ce faire, il estime nécessaire de rétablir la sécurité ainsi qu’un climat social et d’affaire propices aux investissements.
Il ajoute, dans le même ordre d’idées, que l’Etat doit imposer le respect de la loi et que les syndicats doivent rompre avec les anciens procédés et s’engager dans une nouvelle politique de dialogue plus responsable. M. Cherif ajoute aussi que le taux de 5% est insuffisant pour répondre aux aspirations des Tunisiens et résoudre le problème du chômage.
E.Z.










