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Néji Jalloul aux syndicats : Qui aime bien, châtie bien !

Néji Jalloul, ministre de l’Education, a répondu ce samedi 5 décembre 2015 aux questions des députés, lors d’une plénière à l’ARP consacrée à la discussion du budget de son département.

 

Le ministre admet, d’emblée, que les moyens mis à disposition de l’éducation dépassent ceux alloués aux autres ministères, y compris les ministères de la Défense et de l’Intérieur. Toutefois, soutient-il, tout cet argent mobilisé à profit de l’enseignement reste insuffisant pour réparer l’infrastructure écolière existante.

« Il y a plus de 5 mille écoles en ruine […] laissées à l’abandon depuis les années 80 », a-t-il indiqué. « Les charges sont importantes, explique-t-il, les salaires occupent la grande partie du budget. De plus, il nous faut 180 milliards pour rénover les écoles, acheter de nouveaux équipements et de la fourniture pour les élèves ». Aussi, poursuit-il, beaucoup de travail est à faire pour moderniser et développer les méthodes d’enseignement actuelles qui, selon lui, sont anciennes et dépassées.

 

Néji Jalloul n’a pas manqué de riposter aux propos des syndicats qui l’accusent de rabaisser les enseignants. « Je suis moi-même enseignant, fils d’enseignant et issu d’une famille d’enseignants. C’est avec fierté que je revendique mon appartenance à ce milieu. Mais comme dit l’adage : Qui aime bien, châtie bien […] Je suis attristé de voir des comportements qui portent préjudice à l’enseignement et au pays et qui ternissent l’image de l’enseignant. Donc, de grâce, arrêtez vos surenchères !», a-t-il répondu en substance.

Le ministre répète qu’il ne peut être indulgent face à l’indiscipline de certains enseignants et la corruption administrative. Il pointe, à ce propos, les congés de longue durée non mérités et l’absentéisme des instituteurs.

 

E.Z.


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