« Nous avons pitié de Moncef Marzouki » a déclaré ce matin du lundi 21 décembre 2015, sur Shems Fm, le leader de Nidaa Tounes, Boujemaâ Remili, rétorquant à l’annonce faite hier de la création officielle du parti de l’ancien président et fondateur du CPR, « le Mouvement Tunisie Volonté ».
Invité sur le plateau de « La Matinale », émission de Khaoula Sliti, M. Remili a appelé l’ancien président de la République à « présenter des excuses » le portant responsable de la prolifération du terrorisme à cause de sa « gouvernance catastrophique sous la Troïka » qui aurait fait, selon ses dires, que « la Tunisie a été victime cette année de trois attentats terroristes de grande ampleur [ndlr : ceux du Bardo, de Sousse et de Mohamed V]».
« L’annonce de la création du parti de Marzouki est une mauvaise nouvelle pour les Tunisiens », a-t-il déclaré, par ailleurs, expliquant que « [il] considère que ce parti a été contre le principe du consensus, caractéristique de la Tunisie, et a tenu des positions négatives vis-à-vis de tout le processus qui a mené la Tunisie là où elle est aujourd’hui ». Et d’ajouter : « ce parti a créé des tensions dans les régions et a été derrière la campagne ‘’où est le pétrole ‘’ qui nous a fait perdre, inutilement, un temps précieux […] J’appelle les Tunisiens à se méfier ».
D’un autre côté, au sujet d’Ennahdha, également membre de la Troïka, le leader de Nidaa a refusé de critiquer le parti de Rached Ghannouchi prétextant des « impératifs politiques » qui auraient dicté à la première formation du pays de s’allier avec le parti islamiste. « En tant que parti majoritaire, nous nous devions de nous allier avec Ennahdha, en respectant la volonté du peuple tunisien […] Nous avons constaté aujourd’hui que le parti se place en faveur de la guerre contre le terrorisme », a-t-il dit.
S.T.










