L’octroi des cartes de presse fait l’objet de tensions entre le syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), le gouvernement et le juge administratif qui occupe la fonction de président de la commission qui délivre ces cartes.
Commentant cette affaire, la présidence du gouvernement a publié aujourd’hui un communiqué dans lequel elle indique que le différend oppose le SNJT au juge administratif et que ce conflit ne la concerne pas. Toutefois, elle appelle les deux parties à dialoguer ensemble afin de dissiper tout différend sur le sujet et de mettre l’intérêt des journalistes au dessus.
Contacté ce mercredi, 23 décembre 2015, par Business News, Zied Dabbar, membre du bureau exécutif du SNJT, a qualifié ce communiqué de « trompeur ». « Le président de la commission n’exerce plus en tant que juge. Il a renoncé à sa fonction de magistrat depuis sa nomination au poste de chargé de mission au ministère de la Justice », a-t-il expliqué.
Notre confrère ajoute que le décret-loi numéro 115 régissant le secteur de la presse interdit aux membres de l’exécutif de présider la commission d’octroi des cartes de presse, ce qui est « malheureusement » le cas aujourd’hui. Zied Dabbar accuse, ainsi, le gouvernement de « se désengager de ses responsabilités » et de « bloquer le travail de ladite commission ».
Par ailleurs, on apprend que ce même juge a refusé le membre représentant de la Fédération tunisienne des directeurs de journaux d\’être membre de la commission exigeant que ce soit l\’ancien membre qui assiste aux réunions, au motif que le nom de cet ancien membre figure au JORT. Or, il y a eu entre-temps des élections au sein de cette fédération et cet ancien membre n\’appartient plus au bureau directeur de la Fédération et il est donc inconcevable qu\’il continue à la représenter dans la commission d\’octroi de la carte de presse. Chose que le juge refuse d\’admettre, ce qui a pour effet de bloquer les travaux.
E.Z.










