Moncef Marzouki, président du nouveau parti Mouvance Tunisie la Volonté, a réagi, dans un post Facebook publié ce samedi 2 janvier 2016, à l’exécution de l’imam chiite Nimr al Nimr par les autorités saoudiennes.
L’ancien chef de l’Etat regrette de n’avoir pas réussi à abolir la peine de mort dans la Constitution. Toutefois, il dit être « fier » de s’être attelé changer cette peine, pendant ses années d’exercice à Carthage, par la peine d’emprisonnement. « Tout au long de mon mandat, je n’ai envoyé personne à la pendaison», a-t-il écrit. « Un choix, poursuit-il, que je revendiquerai toujours, pourtant j’en ai fait et continue encore à en faire les frais».
Moncef Marzouki explique que « même si cela va profiter à des tueurs ou à des violeurs qui méritent mille fois la mort pour les crimes odieux qu’ils avaient commis », il vaudrait mieux abroger cette peine afin de sauver la vie de milliers d’innocents qui ont été condamné, à tort, à la peine capitale.
Il conteste, ainsi, toutes les exécutions en Arabie Saoudite, en Iran, en Iraq ou en Chine et même les « exécutions modernes » aux Etats-Unis. L’ancien président a conclu en espérant de voir un jour les pays arabes et musulmans rejoindre le club des 141 pays (sur un total de 198) qui ont déjà aboli la peine de mort.
E.Z.










