Suite à son interdiction d’entrée en Egypte, le 2 janvier 2016, pour participer à un colloque sur les thèmes de l’extrémisme et du terrorisme, ce qu’elle considère comme une humiliation de la part des autorités du Caire, l’écrivaine et chercheuse tunisienne, Amel Grami a indiqué, dans une déclaration publiée par l’agence TAP, aujourd’hui lundi 4 janvier 2016, que le ministère tunisien des Affaires étrangères a adressé un message au ministère égyptien de l’Intérieur réclamant d’urgence des éclaircissements sur cette interdiction d’entrée.
Mme. Grami ajoute que le même message comporte, également, une protestation et une condamnation de cet incident humiliant pour tous les intellectuels tunisiens, alors que l’ambassadeur de Tunisie auprès du Caire l’a assuré que l’ambassade tunisienne a pris les mesures adéquates pour prendre connaissance des raisons se trouvant derrière les pratiques humiliantes subies à l’aéroport du Caire.
Répondant à une question concernant ladite interdiction d’entrée alors qu’elle avait l’habitude de se rendre en Egypte, Amel Grami a précisé que ses derniers écrits critiques sur l’usage disproportionné de la force par les institutions sécuritaires seraient derrière la décision égyptienne.
A souligner, par ailleurs, que l’Union des écrivains tunisiens et l’association « Yaqadha » ont publié un communiqué dans lequel elles expriment leur solidarité avec l’écrivaine et universitaire, condamnant le mauvais traitement qu’elle a subi de la part des autorités égyptiennes malgré son visa et l’invitation officielle de la Bibliothèque d’Alexandrie.
S.H










