« Parfois, on a l’impression que les journalistes vivent sur un autre continent ». C’est ce qu’a déclaré Habib Essid, chef du gouvernement, le 6 janvier 2016 au micro de Shems FM, lors d’une visite effectuée à l’occasion du 55ème anniversaire de l’agence de presse publique TAP.
Habib Essid s’est mué en expert des médias en disant que les journalistes doivent « dire ce qui ne va pas, mais aussi parler de ce qui est positif ». A cette occasion, il a ressorti le proverbe du verre à moitié plein en disant que les journalistes ne se focalisent que sur la moitié vide du verre.
Avant cela, il a critiqué le rendement des médias publics en disant « qu’ils ne jouent pas leur rôle dans cette phase transitoire sensible », d’où la nécessité de les soutenir. Il a ajouté que « les journalistes doivent vivre le contexte exceptionnel que vit la Tunisie ».
Il a cependant avoué que les critiques des journalistes permettent quand même d’avancer. Il a prévenu contre le danger de donner une image faussée de la Tunisie si on ne voit que le négatif. « On veut des médias indépendants qui disent ce qui est bien et ce qui est mal » a-t-il ajouté.
Rappelons par ailleurs que les organisations professionnelles, telles le Syndicat des journalistes et la Fédération des directeurs de journaux, ont à plus d’une reprise critiqué Habib Essid au sujet de son traitement du dossier médiatique, laissé à la traîne en dépit des urgences signalées par la corporation.
M.A










