Comme chaque année, le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi a prononcé un discours à la Place Mohamed Ali, pour célébrer le 5ème anniversaire de la Révolution.
Dans son allocution, M. Abassi a souligné que cette célébration permet de commémorer la mémoire des martyrs qui sont tombés pour défendre la liberté, la dignité et la sécurité de ce pays. Il a également exprimé ses craintes concernant l’éventualité d’un retour en arrière sur les acquis de la révolution.
Houcine Abassi a expliqué que de retour avec le Prix Nobel, l’UGTT était pleine d’espoir : un espoir qui s’est évaporé avec les dernières évolutions de la situation politique, sociale et économique, qui entravent le développement, évoquant dans ce contexte le retard dans l’accord de hausse de salaire pour le secteur privée.
M. Abassi explique que la centrale syndicale s’est trouvée face «à l’attitude surprenante de l’UTICA, rigide et négative, qui s’est dérobée de ses responsabilité avec de vaines excuses, que la logique ne peut accepter. Cela ne concerne pas seulement les négociations de 2015 mais les conditions pour celles de 2016 qui n’ont pas encore commencé !». Il a regretté, dans ce contexte, la détérioration du climat social, tout en espérant que les sages entres les hommes d’affaires seront conscients des répercussions de ce genre de positions rigides sur les tensions que le pays ne peut supporter.
Commentant sa position face à l’annonce du nouveau gouvernement, Houcine Abassi a rappelé le rôle national de l’UGTT, soulignant que la centrale ne peut demeurer spectatrice même si elle n’a pas d’ambition politique de gouverner. Il a souligné que l’UGTT s’opposera toujours à l’autoritarisme et au retour de l’ancien régime et favorisera le dialogue et le consensus. Il a également salué, les efforts déployés pour la sécurité du pays, la guerre contre le terrorisme et qui ont mené à l’amélioration de la situation sécuritaire.
Pour conclure, M. Abassi a espéré, en ce jour anniversaire de la révolution, que les adversaires politiques en Libye, en Syrie et au Yémen parviennent à un consensus et à favoriser le dialogue.
I.N










