Kamel Ayadi, ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, était l’invité ce matin, 22 janvier 2016, de l’émission Studio Shems sur Shems Fm. Il est revenu sur les dernières mesures prises au profit des chômeurs dans les régions. « Dire qu’il s’agissait de mesures exceptionnelles laissait entendre que le gouvernement avait négligé ce dossier [celui du chômage] et qu’il avait commencé à s’y intéresser quant les dernières manifestations avaient éclaté », a-t-il déclaré d’emblée.
Ce qui n’est pas vrai, selon ses dires, car « ces programmes » ne datent pas d’aujourd’hui. Ils existent depuis longtemps, affirme-t-il, seulement il y avait un déficit de communication qui a fait que l’information ne soit pas diffusée comme il se doit. « Je vais vous balancer un petit chiffre. À Kasserine, par exemple, il y avait 3047 chômeurs qui ont bénéficié des mécanismes d’emploi. Ce qui est nouveau, aujourd’hui, c’est que ce nombre a été élevé pour atteindre 5450 chômeurs », a-t-il expliqué. Le ministre a indiqué que ces mesures profiteront à 126315 demandeurs d’emploi pour l’année 2016. Elles concernent toutes les régions, notamment les gouvernorats les plus reculés comme Kasserine et Gafsa.
Abordant le volet de la lutte anti-corruption, M. Ayadi indique qu’une nouvelle commission nationale sera prochainement mise en place pour enquêter sur les suspicions de corruption. Elle sera composée de juges et de membres de la société civile, fait-il savoir. La commission commencera ses travaux lundi prochain et se penchera en premier sur les dossiers de Kasserine. Elle aura, précise l’invité, une vocation « administrative » et non judiciaire. Le ministre s’est désolé que les manifestations aient été accompagnées de violence et d’actes de vandalisme. Ce climat n’encourage pas, poursuit-il, à l’investissement. D’autant plus que ces actes pourraient profiter aux terroristes. « Le terrorisme va détruire le pays ! », a-t-il prévenu.
E.Z










